Les Lamentations de l’Agneau

Kazuna Takashiro, un lycéen ordinaire, vit chez des amis de son père, dont il est sans nouvelle depuis la mort de sa mère quelques années auparavant. Mais un jour, alors qu’il voit une tâche de peinture rouge sur la manche d’une de ses amies, il s’évanouit. Il se souvient alors de la maison de son enfance et éprouve le profond besoin d’y retourner. A sa grande surprise, il y trouvera sa sœur aînée, Chizuna. Cette dernière lui révèle le lourd secret qui pèse sur sa famille : ils sont sujets à une maladie sanguine les poussant à désirer du sang… humain !

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Les Lamentations de l’Agneau » est un véritable coup de coeur.

Dès le début, on se plonge avec plaisir dans l’ambiance de ce manga, au scénario intelligent. Je dis intelligent car il gagne à chaque tome, laissant ainsi planer le mystère de la famille Takashiro suffisamment longtemps. De par ce procédé, on se sent attiré par la tristesse et la fatalité qui s’échappe de l’histoire. On vit pleinement l’histoire de Kazuna et de Chizuna, partageant leurs peines, leurs doutes et leur espoir. On peut remarquer aussi qu’il n’y pas de monologue trop long, chaque phrase faisant mouche, sans tourner autour du pot (un style que j’aime beaucoup au passage ^^).

Chizuna est un personnage des plus intéressants pour la complexité de ses sentiments et pour le mystère qui l’entoure. Forte et faible à la fois, elle navigue entre un espoir inexistant et un fatalité qu’elle a accepté. Dotée d’une beauté inégalable, Chizuna affronte avec courage et maturité son destin tragique. Mais si elle est aussi réussie, son frère y est pour beaucoup. Ils sont indissociables car ils ne vivent pas la maladie de la même façon mais se complètent étrangement bien. L’un représente l’espoir, l’autre le désespoir le plus total. L’un des meilleurs duos que j’ai pu voir.
Yaegashi est le trait d’union entre le monde particulier et tragique de Chizuna/Kazuna et le monde réel, dans lequel ils ont du mal à exister. Sous ces traits de jeune fille blasée et détachée, elle montre une grand force de caractère devant une situation pas évidente à gérer.

Le dessin est surprenant. Assez maladroit au début, il gagne en finesse, en beauté et en maturité au fil du manga (à l’image du scénario). On se laisse charmer par le style, qui permet une insertion facile dans l’univers sombre et triste qui se dégage du manga. Chaque planche est travaillée et aucune n’est en trop.

Kei Toume signe là un manga d’une rare intensité, où l’histoire est brillante, dotée d’une atmosphère unique et bouleversante, que les dessins mettent en valeur d’une bien belle façon. Vous ne pourrez pas rester insensible devant Les Lamentations de l’Agneau. Plongez sans hésiter dans ce monde où l’espoir a disparu et où la mort règne en maitre, vous ne serez pas déçu.

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5 Responses to “Les Lamentations de l’Agneau”

  1. Katzina dit :

    Ca fait pas mal de temps que je connais cette mangaka de nom et ton article me donne bien envie de lire cette série. J’avais repéré aussi Sing Yesterday for me mais apparemment l’auteur a plusieurs séries en cours en même temps et celle-ci avance très lentement. Sinon, Les mystères de Taisho ça a l’air chouette aussi !

  2. Méta dit :

    Je dois me lancer dans Sing Yesterday for Me. Je te conseille aussi Fugurumakan Raihoki ou Luno.
    J’adore ce qu’elle fait, c’est tellement poétique, lyrique et triste en même temps.

  3. antoineblais dit :

    Je connaissais ce manga mais n’avais jamais eu l’envie de le lire. Mais ton article me donne envie de me lancer ^^

  4. Méta dit :

    C’est spéciale comme tout ce que fait Kei Toume. Mais avec cette mangaka, il faut lire entre les lignes. Je te conseille d’emprunter le premier tome pour te faire une idée :)

  5. antoineblais dit :

    J’irais dans un hypermarché ou à la FNAC pour en choper un et lire le premier avant d’acheter ^^

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