Sumire approche de la trentaine. Diplômée de Harvard, responsable d’édition dans un grand quotidien, elle est en outre dotée d’une beauté froide et d’un caractère en acier trempé. Ce qui n’aide pas vraiment pour se trouver un petit ami dans cette société japonaise moderne où les hommes redoutent de se faire écraser. Alors qu’elle désespère de se trouver quelqu’un à la hauteur, sa vie changer du jour au lendemain lorsqu’elle adopte un danseur en cavale trouvé dans un carton, devant sa porte, et en fait son « animal de compagnie ». Dès lors, Sumire va découvrir qu’avec « Momo » à la maison, sa vie ne sera plus jamais la même.

Ahhhh oui! Voilà un manga comme je les aime.
Tout d’abord pour l’histoire que j’ai trouvé originale. Le principe du garçon paumé qui trouve refuge chez une demoiselle très belle mais très froide, comme animal de compagnie, avouez que c’est bien trouvé. Bien évidemment, la fin est ultra logique mais ce n’est pas l’important. Dans ce genre de manga, la fin est courue d’avance car les auteurs préférent s’attarder sur le pourquoi (et parfois sur l’humour comme c’est le cas ici). Partant d’une relation très claire au début, les sentiments de l’un et de l’autre vont doucement évoluer et c’est sur ce point que le travail est magnifique. Il n’y a aucun hic, aucune fausse note, ce qui débouche sur une conclusion qui coule de source. A travers les tomes, on assiste à ce précieux changement, enrobé de gags toujours droles et de situations comiques mais jamais navrantes. On rit, on est parfois ému, on réfléchit aussi, bref, on ne s’ennuie pas. J’avoue que certains passages sont difficiles car les dialogues sont parfois trop longs mais ce n’est jamais inutile. Une histoire et un scénario menés de main de maitre, sauf sur le dernier tome qui s’éloigne beaucoup trop des autres. Ce n’est pas la fin que je critique mais le « trip » de l’auteur qui part dans tous les sens, malgré de bonnes idées. Un dernier tome nettement en dessous des autres, à mon grand regret.
Mais j’aime aussi la vision que donne l’auteur de la société japonaise. Sumiré est une femme intelligente, grande et élégante. Si bien que les hommes la fuient car comment rester avec une femme plus diplomée et plus grande que soi? Dès le début, on comprend le problème de la jeune femme qui n’a que faire de ces questions ridicules mais qui en a souvent été victime. Elle ne veut qu’être heureuse mais ce qu’elle est l’en empéche. Elle masque donc sa solitude par ce masque de froideur et a emprisonné son coeur. D’où l’intéret de Momo qui l’aime comme elle est. Il lui réapprend à avoir confiance et à s’assumer. On pense longtemps que c’est Sumiré qui sauve Momo mais en fait, il la sauve beaucoup plus souvent (même si elle lui apporte quelque chose quand même). Sumiré tente de vivre dans cette société de machos, grace à l’apport vital de Momo.
Les femmes sont d’ailleur plus fortes que les hommes dans l’histoire. Yuri, la meilleure amie de Sumiré, possède un caractère en acier trempé et, malgré son statut de femme au foyer, garde sa place de meneur. Les hommes sont plutot craintifs et faibles, à l’image de Hasumi qui se laisse mener par le bout du nez, incapable de dire non à Sumiré (et aux femmes en général), ce qui le rend pathétique. Il tente de modeler inconsciemment Sumiré selon sa volonté, même s’il n’a pas de mauvaise intention. Seul Momo est l’homme fort (avec peut-être Hugh, le bel américain, qui est plus faible qui ne le laisse paraitre). Un panel de personnages intéressants, dont les femmes sont les pièces maitresses.
Le dessin est étonnant au début avec une certaine rigidité chez les antagonistes qui plait au fur et à mesure. Les planches nous paraissent vides car le décors est quasiment inexistant, mais on se fait vite à ce trait particulier. Bien sur, le dessin peut ne pas plaire car il est particulier mais je l’ai trouvé bon car il rend les persos attachants (il met bien en valeur les émotions).
Un excellent manga que je recommande chaudement. Je ne mets « que » 9 à cause d’un dernier tome décevant. Mais sinon, c’est parfait et j’en redemande.































Sama It!




Quelle femme n’a jamais révée de faire d’un homme son animal domestique! ^^
Par contre je mettrais plus ce manga dans la catégorie josei
Exact, autant pour moi. Dans la précipitation je me suis trompé
Ah tu trouves que le drama est trop sérieux ? Moi je me suis bien marrée quand même, mais c’est vrai que je n’ai pas le manga comme référence. Bien sûr, je voudrais le lire… comme quarante-douze mille autres séries ! Mais vu que la série est terminée et que le nombre de volumes est pas énorme, c’est vrai que c’est encore plus tentant…
Je n’ai pas aimé la fin dans le drama. C’est cette partie qui est trop sérieuse alors qu’elle est pleine d’humour noir dans le manga (et puis, elle est surtout très différente). De plus, le personnage de Sumire est plus sérieuse dans le drama.
Mais oui, fonce sur le manga. C’est un investissement sans risque