Ayakashi Classic Horror est une série du genre « horreur » et « fantastique » composée de trois histoires, racontées en onze épisodes. Ce sont des histoires qui font référence à des légendes traditionelles japonaises.
Comme cette série se base sur 3 histoires très différentes (aussi bien sur l’histoire que le design par exemple), je vais faire une critique pour chaque arcs.
- Yotsuya Kaidan:
Histoire en 4 épisodes, elle raconte les mésaventures d’Oiwa, qui tombe amoureuse de Tamiya Yemon, qu’elle doit épouser. Malheureusement, il tombe en disgrace et leur mariage est annulé. Yemon tue alors son beau père pour se venger.
Le scénario est double puisqu’Oiwa à une soeur, dont leurs malheurs sont liés. Sans doute la légende la plus connue au Japon, Yotsuya Kaidan est une histoire de vengeance et de fantome, suite à une trahison amoureuse, qui fait encore l’objet de récit aujourd’hui. On suit le scénario qui nous mène vers une vengeance réfléchie et insistante.
Les personnages sont tous mesquins et fourbes, même les victimes, qui usent de stratagèmes douteux pour parvenir à leurs fins. Assez proche de la réalité sans doute. On admire avec délectation comment les bourreaux veulent se laver de leurs crimes, en invoquant des raisons pitoyables et s’étonnant même de leur sort. Un portrait peu flatteur des humains.
Le design a quelque chose de raide mais qui ajoute au charme de l’ambiance noire de cette courte série de 4 épisodes. Les yeux sont particulièrement soulignés car ils sont « vraiment » le vecteur des émotions, surtout chez Oiwa (je le souligne car ce n’est pas tout le temps le cas).
Un bon arc, avec un conclusion sympathique et réelle. Vous verrez que la narration est importante et ajoute un peu de charme.
- Tenshu Monogatari:
Lui aussi en 4 épisodes, cet arc est sans aucun doute le meilleur et sur tous les points.
Un fauconnier doit présenter son numéro devant son souverain mais le faucon s’envole et se pose dans un chateau, que l’on dit maudit. En chemin, cet homme croise une femme d’une beauté incroyable, en train de se baigner. Il s’avère qu’elle est le seigneur du chateau et que la présence du fauconnier n’est pas toléré par les autres habitants de la somptueuse demeure.
Sorte de Roméo et Juliette fantastique, à la sauce japonaise, cette histoire est poétique et triste. Entre l’amour impossible et leur désir inévitable, les deux amants se déchirent. Pas tellement horreur, Tenshu Monogatari met encore une fois les humains dans une position indélicate, changeant même les monstres en victimes.
Tomihime est le personnage le plus intéressant, prise entre deux mondes qu’elle aime mais qu’elle ne peut concilier. Ce paradoxe se retrouve tout le temps et la rend particulièrement attachante. Le fauconnier n’est pas un héros hors du commun mais il est le plus humain et sa capacité à accepter les choses le rend presque naif.
La fin laisse place à l’imagination car même si l’on se doute de ce qui se passe, on peut y voir beaucoup de symbole. Je l’ai vraiment beaucoup aimé, surtout avec la musique de l’ending (qui reste toujours le même mais qui prend une autre dimension).
Le meilleur arc et de loin. Tout est beau, touchant. On verserai presque une petite larme à la fin. Dommage que ca ne dure que 4 épisodes. On en redemande volontiers.
- Bakeneko:
Lors d’un mariage, un marchand débarque dans la famille. Peu de temps après, la mariée meurt soudainement et le marchand est soupçonné. Toutefois, quelque chose perturbe la famille et il est le seul à pouvoir y faire quelque chose. En effet, un Bakeneko sème la mort parmi les membres. Le marchand doit maintenant découvrir pourquoi.
Le moins bon visuellement et même au niveau de l’histoire. Il s’agit plus d’une sorte de thriller fantastico-japonais à la sauce Cluedo, plein de couleurs vives et agressives. Le design est vraiment spécial et découragera certains d’entre vous.
L’histoire est assez quelconque, sauf pour le dernier épisode où les secrets sont révélés et pas très beau. La série prend une tournure un peu glauque mais en rapport avec les capacités du marchands. Je peux pas en dire trop mais ca reste logique.
Les personnages sont moches, autant intérieurement qu’esthétiquement. Ils cachent tous un secret et ont des têtes de coupables. Seul le marchand tire son épingle du jeu, par son style particulier et son charisme. Toujours calme, il est en opposition avec les autres. Je comprends pourquoi une série lui est dédié par la suite (Mononoke). Il me fait un peu penser au héros de Mushishi (mais à une époque plus reculée).
Bref, un arc plus court (3 épisodes) mais le moins bons, essentiellement parce que les autres sont vraiment excellents. Commencez plutôt pour celui-ci, ainsi vous ne serez pas déçus.
Pour ce qui est des points communs, il y la musique, avec un opening affreux, qui ne colle pas avec le style des histoires, mais que l’ending fait vite oublier. Magnifique et triste, c’est un régal pour les oreilles.
En gros, un excellent anime que je conseille vivement. Qu’importe l’ordre que vous choisirez pour les arcs, ils n’ont aucun rapport. Regardez peut-être le 2ème en dernier car il est bien au dessus des autres.
































Sama It!




Aaah, Ayakashi…qu’est-ce que je peux adorer cette minisérie, ainsi que Mononoke…^^ J’essaie d’ailleurs de trouver toutes les versions de Yotsuya Kaidan, pour bien pouvoir m’imprégner de l’histoire.
Et bon, oui, Bakeneko était le moins travaillé des trois, mais je l’ai trouvé le plus triste également (parce que j’adore les chats? Qui sait…) Et Kusuriuri-san est absolument génial dans la petite série consacré à son personnage. Je te le conseille vivement, si t’as pas encore commencé à le regarder…
Je te conseille pas de voir Mononoke au vu de ta critique de Bekeneko car elle rejoint mon impression (impossible pour moi d’apprécier l’esthétique de la série.) Sinon je regarderai cette série à l’occasion car je pense avoir abandonner après deux épisodes il fut un temps. Je te conseillerai Aoi Bungaku dans le genre projet omnibus.
Fuji: Bakeneko, le plus triste? Pour ma part, le 2ème arc est bien plus triste dans le fond je pense. Le coté ridicule de Bakeneko prime quand même beaucoup sur les autres sentiments que l’on peut avoir de cette petite série, malgré la fin.
Sirius: j’y ai pensé et c’est vrai que 12 épisodes avec ce design, je me demande si je pourrai. C’est dommage car j’aime bien le héros. Bah, je le garde dans un coin de ma tête. On verra
Les histoires d’ayakashi et de bakemono m’ont toujours fasciné, alors même si le dernier arc à un graphisme qui peut dérouter, l’histoire, ainsi que celles de Mononoke sont absolument fascinantes.
De nom ne me disait pas grand chose, mais la lecture de ton article a éveillé ma curiosité ^_^ Surtout que je préfère largement les petites séries aux longues qui n’en finissent pas. Il ne semble pas y avoir énormément d’actions, mais ça n’est pas pour me déplaire, tant qu’il y a l’intrigue ! Merci pour la découverte.
Fuji: j’aime bien aussi les histoires d’ayakashi mais il faut qu’il y est quelque autour quand même ^^ Pour Mononoke, j’ai un peu peur que le style me saoule vite. Bakeneko est bien parce qu’il est court. mais le design m’a rebuté plus d’une fois
Hikiko: En effet, ce n’est pas tourné vers l’action mais on ne s’ennuie pas. les 3 histoires sont très différentes donc il est difficile de définir clairement le style. En tous cas, essaie car ca vaut le coup.
Finalement j’ai trouvé la première histoire de loin la plus réussie et prenante du lot. Notamment grâce à sa froideur et à son réalisme malgré la teinte fantastique envisagée autour de la malédiction. La seconde histoire était bien trop quelconque est gentillette (un peu trop fantasy) en comparaison alors qu’on s’attend à de l’horreur comme l’indique le titre de la série. Reste que je me suis fait royalement chi* devant Bakeneko…
J’ai été séduit par l’ambiance de la deuxième histoire. Elle est peut-être plus « classique » mais il y a quelque chose qui m’attire.
J’aime bien la fin de la première histoire, tout comme le reste d’ailleurs
Mais de mon point de vue, c’est tout aussi classique.
Au moins, on est d’accord sur Bakeneko ^^