[Jeu Vidéo] The Witcher 2: Assassins of Kings

Le dernier article traitait de manière générale de l’univers fabuleux du Sorceleur et aujourd’hui, je m’attarderai uniquement sur le deuxième volet du jeu. J’avais adoré le premier, véritable révélation quant à l’univers et son scénario, mais quand est-il de cette suite, très attendue?

Petit résumé: Geralt protège le roi Foltest parti mettre de l’ordre dans un royaume en plein chaos. Alors qu’il vient de mettre fin à une rébellion, le roi est assassiné sous les yeux de Geralt, qui est accusé de régicide. Enfermer dans le donjon, il doit s’échapper et découvrir l’identité de cet assassin et laver son nom.

La chose la plus évidente quand on commence ce jeu, c’est la durée de son introduction, beaucoup trop longue. Énormément de blabla, de cinématiques (certes sympatiques et magnifiques) et de marches pour pas grand chose. Fort heureusement, nous sommes récompensés de cette mini torture par la vue du corps dénudé de la jolie Triss. Cette simple idée fait passer la pillule car elle était déjà charmante dans le premier volet mais est simplement resplendissante dans le deuxième.

Bref, revenons à nos moutons. Après un intro lourde et fastidieuse sur bien des plans, l’histoire commence réellement. Et là, c’est que du bonheur. The Witcher 2 nous offre toujours la possibilité de choix mais bien pus complexes. Il est possible de faire marche arrière à bien des moments et de prendre plusieurs voix possibles, à l’intérieur d’un même camp. Les décisions prises ont également des conséquences à plus ou moins long termes et permettent ainsi une immersion complète dans le scénario, doté en plus d’un décor à couper le souffle (les décors, les visages, les expressions, tout y est). C’est beau, c’est intriguant, c’est bien.

La fin laissera peut-être un peu sceptique, surtout comparée à la précédente, car il y a peu d’action, ou plutôt, pas une fin nette, claire et précise. Là encore, un choix est à faire, sans que l’on puisse en mesurer les impacts (sauf dans le 3, qui arrivera, c’est certain). Toutefois, elle est dans la lignée des autres combats et on n’a pas le sentiment de « vivre » la fin. Après, elle reste relativement dans la lignée de ce volet, beaucoup plus centré sur les décisions politiques et les discussions. Moins de combat en effet pour cette suite mais plus de scénario. Un mal pour un bien pourrait-on dire.

Le système de combat est complètement revisité et pour le coup, plus en adéquation avec le style du jeu (enfin, il s’agit d’un avis personnel. Chacun aura son avis sur la question). Fini les riposte placé et les enchainement parfois fastidieux dans un combat. Mais rassurez-vous, pour les adeptes de la stratégie, vous n’êtes pas obligés d’y aller à la bourrin. Les ripostes existent toujours mais sont bien plus intéressantes car il faut vraiment choisir le moment opportun, grâce à la parade. C’est plus réaliste et également plus difficile, surtout en groupe, mais plus facile en général car on n’est pas obligé de changer son style en plein combat. Mais avec ce nouveau système, l’utilisation des signes apparait comme vraiment nécessaire (ce qui n’était pas forcément le cas avant).

Sympa comme intro :D Sacré Geralt !

Le menu des caractéristiques peut faire peur au début, à cause de son organisation, mais une fois bien installé dans le jeu, il permet de privilégier un style plutôt qu’un autre. Dans le 1er, Geralt pouvait finir le jeu avec toutes ses compétences à fond. Impossible ici. Moins de compétences générales mais plus de ramifications. Ainsi, ceux qui voudront privilégier la magie le pourront, tout ceux qui préfèrent l’épée ou l’alchimie. Il faut juste passer un peu de temps au début pour bien comprendre le fonctionnement mais c’est assez sympa. On n’a pas l’impression que Geralt est un guerrier que rien ne peut atteindre. De plus, il y a la possibilité d’améliorer par des mutagènes les compétences déjà acquises. De plus, toutes les compétences ne sont pas accessibles au début, histoire de ne pas faire le héros trop fort.

Le jeu est moins long que son prédécesseurs mais vous ne vous sentirez pas lésés car adieu les aller-retours interminables et barbants. Chaque acte se passe dans un seul endroit, qu’on peut traverser bien plus rapidement. On a peut-être le sentiment d’être enfermé et d’avoir moins de liberté mais les villes sont grandes et riches en possibilités. Qui plus est, les quêtes secondaires sont souvent plus complètes que dans le 1er. Et puis, avec le jeu des choix, refaire une partie n’a rien de redondant. Au contraire, ca me semble nécessaire pour bien étudier l’univers de The Witcher.

A noter également qu’on perd les cartes sexy des conquêtes du sorceleur mais qu’elles sont remplacées par des scènes, disons, plus osées. Là où la carte cachait ces moments intimes, c’est moins le cas ici. On ne voit rien de trop poussé mais les femmes sont dénudées et sans censure (surtout la magnifique Triss). Rien d’étonnant que ce jeu soit interdit aux moins de 18 ans. Je me demande juste ce qu’ils nous réservent dans le 3 car la prochaine étape me semble évidente ^^ Enfin, il y a moins de possibilités de ce côté mais le début marque le coup.

Plus poussé sur l’histoire et le fait de faire des choix, The Witcher 2 est plus immersif que le précédent. Beaucoup de choses ont été remaniées et ce n’est plus mal. Néanmoins, il reste assez linéaire sur le fond, d’où l’utilité de renforcer les choix possibles. En tout cas, si vous avez aimé le premier volet, vous allez adoré le deuxième. Vous regretterez simplement qu’il n’ait pas été plus long. Vivement le 3. Je sens que ca va déménager, surtout avec les souvenirs qui refont surface ;)

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